ACTION JUSTICE SOCIALE | LE POINT SUR LE DROIT AU LOGEMENT

Le logement est en effet une préoccupation d’abord individuelle, mais qui doit être portée à l’échelle sociale. Trouver un toit fait partie des besoins de bases, tout comme manger et respirer. Or, il s’avère que 65 % des Montréalais.e.s n’ont aucun contrôle sur ce besoin, pour la simple et bonne raison qu’ils et elles sont locataires. En effet, le contrat de location impose de facto un rapport de force qui s’avère déséquilibré la plupart du temps, malgré les tentatives du Code civil. Même en gagnant un procès en matière de logement on ne recevra qu’une compensation financière, mais jamais un logement, et encore moins la garantie d’un logement salubre.

Parlant de salubrité, l’accès au logement n’est pas une fin en soi sans être accompagné d’une certaine qualité. On a beau avoir un toit au-dessus de notre tête, les coquerelles qui hantent nos planchers auront de quoi vous faire frissonner. À l’inverse de ce que l’on peut penser, la salubrité d’un logement ne se limite pas à un inconfort physique. Un logement infesté devient rapidement synonyme d’exclusion sociale — les gens ne veulent plus aller chez vous, et ils ne veulent pas que vous apportiez vos punaises chez eux — et de détresse psychologique. On perd ses repères, on ne dort plus, on s’isole.

Au-delà de l’échelle individuelle, l’insalubrité d’un seul logement doit aussi être prise en termes de problème de santé publique. Les punaises et les coquerelles n’ont pas de frontière, et ces êtres résilients changeront de domicile allègrement. Bref, cessons de voir ces problèmes comme hors de portée, prenons la question de front, ensemble en tant que société.

 

Enfin, le problème tant attendu de l’embourgeoisement. Lorsque le logement des autres font les revenus des un.e.s, il y a manifestement un problème. Alors que la société carbure au profit, comment en vouloir à une entreprise de vouloir maximiser le sien ? Pour ce faire, on diminue les dépenses (en hygiène des appartements notamment) et on augmente les revenus (les loyers).

En somme, nous ne voulions que vous esquisser les nombreuses embûches qui attendent les locataires à Montréal. Si toutefois vous avez senti en vous ce sentiment de rage, de dégoût, de révolte et d’outrage, nous vous invitons à vous joindre à nous : Action justice sociale. Les luttes sont plurielles et doivent être menées solidairement.

 

Au plaisir,

Action justice sociale

Nos rencontres sont tous les mardis, de 11 h 30 à 12 h 45, au B-2375.

Écrivez-nous :actionjusticesociale@gmail.com

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