Apprendre une nouvelle langue par année, est-ce possible?

La nature humaine est complexe, et on le doit de prime abord à notre cerveau. J’ai toujours trouvé fascinant la plasticité de celui-ci, notamment lorsque vient le temps d’apprendre de nouvelles choses. N’est-ce pas étonnant que, pour un examen, nous réussissions à retenir une quantité phénoménale d’informations qui, dès le lendemain, sera déposée dans notre corbeille cérébrale?

Je ne suis pas un spécialiste de la question, mais, pour avoir régulièrement lu sur le sujet et expérimenté sur moi-même, j’en suis venu à constater une chose : la répétition est la clef. C’est en parlant tous les jours une langue, par exemple, que l’on en vient à la maîtriser. Pourtant, il y a des choses qui ne s’oublient pas : le vélo, le patin, notre langue maternelle. Curieux n’est-ce pas?

C’est parce que plusieurs connaissances passent de la mémoire aux réflexes. Et c’est en assimilant si bien une matière et en la répétant sans cesse que l’on en vient à la maîtriser.

Apprendre une langue par année, est-ce donc possible?

Assurément, à condition de mettre la main à la pâte. Étudier et apprendre, c’est une chose, mais il faut donner la chance à notre cerveau de mettre les nouvelles informations en pratique.

C’est justement ce qu’offre le jumelage interlinguistique ; en présentant notre langue maternelle et une langue étrangère comme étant un pur divertissement et non un gage de bonne note, notre cerveau tend à l’assimiler beaucoup plus facilement.

Personnellement, j’ai vécu plusieurs fois l’expérience d’apprendre rapidement une langue étrangère, mais jamais je n’ai mieux réussi qu’en étant en immersion. Par exemple, après plus de 10 années à apprendre l’anglais à l’école, j’avais encore de la difficulté à converser dans cette langue. Ce n’est qu’après un échange étudiant que j’ai vraiment pu consolider la matière. Pour l’allemand, ce fut plus drastique : je m’obligeai à vivre en Allemagne pendant deux mois! Devant la nécessité, mon cerveau s’est mis à retenir tout ce qu’il pouvait, et je suis ressorti de ce voyage, non pas bilingue, restons modeste, mais germanophone fonctionnel. Incroyable, vraiment.

Si chaque manière est bonne pour apprendre une nouvelle langue, je reste convaincu que la pratique est la meilleure. Mieux que ça, l’apprentissage est optimisé lorsque la motivation devient le moteur, à la place de la nécessité.

En bref, c’est en forgeant qu’on devient forgeron, et c’est en parlant qu’on devient polyglotte!

Marc-Antoine Gignac, chargé de projet

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