Une alimentation responsable

Sud Nord longue

Un article de sensibilisation de l’Atelier Sud-Nord

Tout au long de notre vie, nous sommes amenés à réfléchir et à faire des choix, surtout au niveau de notre consommation. Par contre, rarement nous allons jusqu’à réaliser que nos choix influencent non seulement notre vie, mais également celles des populations d’autres pays dont principalement  les pays les plus vulnérables du Sud. Par exemple, nos choix alimentaires ont un grand impact sur l’environnement et les peuples du Sud. En effet, tout ce que nous mangeons a des répercussions plus grandes que nous ne pouvons l’imaginer, que ce soit le fait de manger un produit en particulier ou d’encourager une certaine industrie alimentaire.

L’élevage animal

Prenons comme exemple le choix de consommer de la viande. Peu de consommateurs réalisent que la production de viande est un secteur plus polluant que le secteur des transports, en produisant 18% des rejets de gaz à effets de serre mondiaux. (Fondation David Suzuki, 2014) Également, Greenpeace avance que l’élevage de bétail serait responsable à 80% de la déforestation de la forêt amazonienne. De plus, produire de la viande nécessite de grandes ressources en eau qui se retrouve ensuite contaminée et qui pollue ainsi les cours d’eau et les terres. Puisqu’une grande partie de la viande que nous consommons au Nord, par exemple au Canada, provient de pays du Sud, nous avons ainsi une responsabilité directe dans la destruction de milieu de vie de milliers d’habitants qui perdent leurs terres au profit des compagnies d’élevage industriel et qui doivent en plus vivre avec les conséquences environnementales de cette industrie. Comme production de viande, surtout celle de bœuf, est très énergivore à produire, soit environ 7 à 10 kg de végétaux pour produire un seul kilogramme de bœuf, rediriger ces végétaux vers l’alimentation humaine permettrait de nourrir 30 fois plus de personnes. En effet, on calcule qu’un hectare de terre agricole produisant des fruits et légumes est suffisant pour nourrir 30 personnes, alors que ce même espace consacré à la production de bœuf ne peut nourrir qu’une personne. (APSARES, 2014) Si les pays riches et émergents faisaient un effort pour diminuer de moitié leur consommation de viande,  2.2 millions d’enfants pourraient échapper à la malnutrition chronique. (Rosegrant et al., 2012)

vegetarisme

L’huile de palme

Une autre problématique liée à nos choix alimentaires est la production d’huile de palme. Cette huile, qui est facilement cultivable et exploitable, entraine des conséquences environnementales immenses par sa production. En effet, les forêts indonésienne et malaysienne sont actuellement décimées à un rythme effréné, libérant ainsi de grandes quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. De plus, la destruction d’habitat naturel met en périls 90% de la biodiversité, ce qui pourrait mener à la disparition des orangs-outans de Sumatra ou des Éléphants de Bornéo. (WWF, 2013) Par contre, la rentabilité de cette huile est telle qu’elle se retrouve dans environ un produit sur deux au supermarché. (Sauvons la forêt, 2016) Ainsi, il serait judicieux d’identifier ces produits et de les substituer par des produits similaires ne contenant pas d’huile de palme.

En conclusion, il faut se rappeler que nous ne sommes pas dépourvus de moyens pour lutter contre des situations que nous trouvons inacceptables. N’importe qui a le pouvoir de changer les choses par un simple geste : faire des choix de consommation. Nous ne demanderons évidemment pas à tout le monde de devenir végétariens du jour au lendemain ou de boycotter tous les produits contenant de l’huile de palme, mais chaque petit geste compte. Que ce soit en faisant une journée sans viande, en remplaçant le bœuf par du poulet, en décidant de boycotter des produits contenant beaucoup d’huile de palme comme la populaire tartinade au chocolat ou en achetant plus de produits locaux, chacun a le pouvoir de faire des choix responsables et à envoyer des messages clairs aux grandes compagnies en décidant de ne plus acheter certains produits.

Écrit par Stéphanie Doucet-Champeau, étudiante en Études internationale et bénévole de l’Atelier Sud-Nord.

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