Novembre = environnement

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Le mois de novembre est le mois de l’environnement à l’Atelier Sud-Nord. Pour l’équipe de l’Atelier, il est primordial de sensibiliser les étudiants à cet enjeu qui a des répercussions titanesques sur les peuples du Sud. C’est pourquoi, il nous apparait intéressant de se pencher sur les changements climatiques dans l’article qui suit. Au cours du mois, nous ferons de la sensibilisation sur divers thèmes.

À venir :

  • Semaine du 14 novembre : Publications web récapitulatives sur la Cop 22
  • Mardi 22 novembre : Les conséquences environnementales de l’élevage animal ( 2e étage Jean-Brillant 11h30 à 13h00)
  • Tous le mois novembre : articles et statistiques sur l’environnement et les réfugiés climatiques sur la page Facebook de l’AHC

Comprendre le réchauffement climatique

Sécheresse, fonte de la calotte glaciaire, hausse des catastrophes naturelles… bref, nul n’ignore l’envergure et l’importance de ces changements climatiques qui se produisent depuis déjà trop d’années. Bien que les opinions divergent, le consensus scientifique est clair : le réchauffement climatique en est la cause (Oreskes, 2004). À quel point comprenons-nous réellement ce qu’est ce phénomène et les effets qu’il engendre ailleurs que dans notre cour arrière ?

Les changements climatiques – un phénomène naturel ?

Ce qui est important à comprendre, c’est que le changement climatique est un processus naturel, ou a tout de moins, l’était pour la grande partie de l’histoire de la Terre (Allen et al., 2011). En effet, notre planète a traversé de multiples cycles entre l’âge glaciaire caractérisé par un froid intense à la période interglaciaire, beaucoup plus chaude (Allen et al., 2011). Ces changements ont notamment été dus à l’intensité de la lumière du soleil et à la position orbitale de la Terre (Allen et al., 2011). Ainsi, certains persistent à croire que le réchauffement climatique n’est que la suite des choses logiques dans l’histoire de la vie et que l’humain a exagéré l’amplitude de sa menace. Cependant, ils oublient que l’homme a grandement transformé l’évolution naturelle en laissant son empreinte dans l’écosystème depuis l’ère industrielle (Allen et al., 2011), de surcroît contribue drastiquement au réchauffement planétaire.

Causes multiples du phénomène

En brûlant des combustibles fossiles, tel le pétrole ou le gaz naturel, l’homme produit de l’énergie, utile pour le transport ou le chauffage par exemple. Ce faisant, une grande concentration de dioxyde de carbone, entre autre, principal gaz à effet de serre (GES), est libéré dans l’atmosphère (Winkelmann, 2015). Il existe d’autres sources à GES mais la production et consommation d’énergie est la plus importante, si bien qu’elle représente 35% des émissions de GES (Cop 21, 2015). Les gaz à effet de serre ont pour caractéristique d’absorber les rayons infrarouges émis par le soleil, c’est-à-dire les ondes électromagnétiques de la chaleur (Oreskes, 2004). En d’autres termes, ils réduisent la quantité de chaleur perdue vers l’espace extra-atmosphère en renvoyant les ondes vers la Terre. En quantité normale, les gaz à effet de serre sont essentiels au maintien d’une température propice à la vie. Sans eux, la température moyenne de notre planète serait d’environ -19C, rendant la vie impossible (Environnement et changement climatique Canada, 2016). Or l’accumulation excessive des GES engendrés par l’activité humaine a débalancée leur concentration naturelle atmosphérique, si bien que la température moyenne de la Terre a augmenté de 0,85C depuis environ 160 ans (Cop 21, 2015)!

Conséquences alarmantes

Au premier regard, une augmentation de 0,85C peut sembler faible. Détrompez-vous ! La quantité de gaz à effet de serre rejetée est tellement élevée que plusieurs études scientifiques démontrent que l’émission à venir au cours de ce siècle va engendrer de graves changements climatiques irréversibles (Solomon, 2008) ! Par exemple, il est déjà question de changement dans les précipitations. De fait, une hausse de la température provoque une expansion des cellules de Hadley, présentes dans la circulation atmosphérique, vers les pôles (Solomon, 2008). La circulation atmosphérique est la couche d’air qui dirige la chaleur provenant du soleil vers la surface de la Terre. Les cellules de Hadley, moteur de circulation de l’atmosphère, absorbent la vapeur d’eau, et donc, en migrant vers les pôles, l’air au-dessus des régions tropiques devient sec, provoquant la sécheresse, en diminuant les précipitations dans ces régions (Solomon, 2008). Autre changement visible est la montée des eaux. Effectivement, la chaleur cause une dilatation thermique des océans, engendrant comme résultat une hausse de l’énergie cinétique des molécules. Celles-ci ont plus de liberté de mouvement et s’éloignent plus facilement l’une de l’autre. Au final du processus, le volume augmente (Solomon, 2008). De plus, pour ce phénomène, il ne faut pas oublier l’apport de la fonte des glaciers. À noter également, tous ces changements sont propices à l’augmentation de catastrophes naturelles, tels les cyclones et ouragans, plus particulièrement dans les zones chaudes de la planète (Solomon, 2008).

Le Sud, victime des changements climatiques

Quels sont les principaux pays émetteurs de GES ? Et bien la Chine, les États-Unis ainsi que l’Union Européenne, à eux trois, émettent environ 50% des GES (Cop 21, 2015). Toutefois, ce sont les pays du sud, comme les pays d’Afrique et les petits États insulaires qui sont les plus grandes victimes, à tout de moins à court terme, des changements climatiques.  D’un côté, certains pays d’Afrique des régions tropicales, souvent aux prises avec des périodes sèches, voient leur situation s’empirer. On assiste à une perte de la production agricole en raison du manque d’eau et on évalue à près de 128 millions de personnes qui pourraient souffrir de faim (Commission économiques des Nations Unies pour l’Afrique, 2015). De plus, le risque de propagation de maladie hydrique s’accentue en raison d’un manque d’accès à l’eau potable. D’un autre côté, les pays côtiers d’Afrique, regroupant environ 108 millions de personnes, sont en danger des inondations provoqué par la hausse du niveau de la mer (Commission économiques des Nations Unies pour l’Afrique, 2015). Ainsi, bien que l’Afrique ne soit responsable que de 3,8% des GES (Commission économiques des Nations Unies pour l’Afrique, 2015), elle est gravement touchée par les effets engendrés par ceux-ci. D’autre part, on pourrait littéralement assister à la disparition des petits pays insulaires. Par exemple, dans les Caraïbes, la moitié de la population habite à l’intérieur d’un rayon de deux km de la côte (Société Radio Canada, 2015). Ainsi, une montée minime du niveau de la mer engendre des catastrophes monumentales en raison des inondations. Aux Bahamas, 80% de son territoire terrestre se situe au niveau de la mer (Société Radio Canada, 2015). Il naturellement en danger de disparaître rapidement avant même que le niveau de la mer atteigne une montée de 50 cm prévue par les experts à la fin du siècle (Société Radio Canada, 2015). Nous sommes littéralement, et fort malheureusement, rendus à une question de vie ou de mort dans plusieurs cas. Finalement, la hausse des phénomènes météorologiques extrêmes, comme des ouragans ou cyclones, provoque la dégradation de la biodiversité de ces pays, par conséquent, affectant l’économie du pays en question pour le pire (Société Radio Canada, 2015).

Les conséquences du réchauffement climatique dans les pays démunis de notre monde s’étendent bien au-delà que de ces quelques exemples, mais le principe général reste pareil : le sud s’avère, comme c’est souvent le cas, la victime vulnérable alors que la grosse responsabilité revient aux pays riches.

Par Dominic Lefort, étudiant en sciences biochimiques de l’UdeM et bénévole de l’Atelier Sud-Nord.Atelier Sud Nord

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